Le harcèlement sexuel au travail est défini par le code du travail comme le fait d'imposer à une personne, de façon répétée, des propos ou comportements à connotation sexuelle ou sexiste qui portent atteinte à sa dignité, créent une situation intimidante, hostile ou offensante, ou portent atteinte à ses droits en raison du caractère dégradant ou humiliant.
L'article L.1153-1 du code du travail retient également, depuis la loi du 3 août 2018, une forme aggravée : un fait unique, s'il est assimilable à une pression grave exercée dans le but réel ou apparent d'obtenir un acte de nature sexuelle, suffit à caractériser le harcèlement, même sans répétition. Le code pénal (article 222-33) reprend une définition proche et fixe les sanctions pénales.
L'employeur a une obligation de prévention (information, affichage des voies de recours, formation) et une obligation d'action dès qu'un signalement est reçu : enquête interne, mesures conservatoires, et sanction disciplinaire de l'auteur si les faits sont établis. Le manquement à cette obligation engage sa responsabilité civile, indépendamment de toute faute personnelle.
La victime peut saisir le conseil de prud'hommes (résiliation judiciaire du contrat, dommages-intérêts), déposer plainte au pénal, et solliciter le référent harcèlement sexuel de l'entreprise ou du CSE. Le harcèlement sexuel est puni de deux ans d'emprisonnement et 30 000 euros d'amende, portés à trois ans et 45 000 euros en présence de circonstances aggravantes.
Fleurus Formations propose trois formations complémentaires sur ce sujet : Sensibilisation VSS : comprendre et prévenir les violences sexistes et sexuelles, Référent VSS : prévenir, recueillir la parole et agir, et Managers et direction, prévenir, détecter et agir face aux VSS.
Article rédigé par Maître Fleur Jourdan, avocate fondatrice de Fleurus Avocats et formatrice en droit public, éthique et compliance.
Écrivez-nous et nous vous accompagnerons pour identifier ou créer la formation la plus pertinente pour votre équipe.
Contactez-nous
